Thème 4
Intégration africaine
CEDEAO, UA, ZLECAf : unir des États sans diluer leur souveraineté.
Enjeux
- L’intégration est à la fois un projet politique (paix, souveraineté collective) et un projet économique (marché, monnaie, infrastructures).
- Le Sénégal joue un rôle historique (Léopold Sédar Senghor, OUA) et actuel (Dakar, UA, CEDEAO).
- Les crises (Mali, Niger, AES) montrent que l’intégration n’est pas linéaire.
Notions à maîtriser
- Intégration régionale
- Processus par lequel des États rapprochent normes, marchés et institutions pour agir ensemble.
- ZLECAf
- Zone de libre-échange continentale africaine, visant un marché unique des biens et services.
- Souveraineté partagée
- Transfert volontaire de compétences à une organisation régionale, sans disparition de l’État.
Repères sénégalais
- Siège d’institutions, diplomatie de conciliation, corridor Dakar–Bamako.
- UEMOA (franc CFA, critères de convergence) vs CEDEAO (libre circulation, sécurité).
- Position du Sénégal face à l’AES et à la réforme de la CEDEAO.
Angles de dissertation
- L’intégration africaine avance-t-elle plus par les marchés que par les institutions ?
- La CEDEAO peut-elle rester crédible après les retraits de l’AES ?
- Faut-il d’abord intégrer l’Afrique de l’Ouest avant le continent ?
Pièges du jury
- Parler d’« Afrique unie » sans distinguer UA, CEDEAO, UEMOA, ZLECAf.
- Idéaliser 1963 ou 1991 : les textes existent, l’application traîne.
- Oublier les peuples : visas, routes, franc CFA / eco, libre circulation réelle.
Mini-plan
Accroche. L’Afrique compte plus d’organisations régionales que de lignes de chemin de fer transfrontalières.
Problématique. L’intégration africaine est-elle un levier de puissance ou une superposition d’institutions ?
I. Un héritage politique : de l’OUA à l’UA, de la CEAO à la CEDEAO.
II. Les acquis concrets : monnaie, tarifs, infrastructures, paix.
III. Les fractures : coups d’État, souverainetés rivalisées, mise en œuvre faible.