Thème 1
Souveraineté alimentaire
Produire, stocker et nourrir le pays sans dépendre des marchés mondiaux.
Enjeux
- Réduire la dépendance aux importations de riz, blé, huiles et lait, qui pèsent sur la balance commerciale et exposent les ménages aux chocs de prix.
- Articuler production locale, nutrition et revenus agricoles, sans opposer villes et campagnes.
- Tenir compte du climat, du foncier et de l’eau : la souveraineté alimentaire n’est pas un slogan, c’est une politique publique.
Notions à maîtriser
- Sécurité alimentaire
- Accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive.
- Souveraineté alimentaire
- Droit d’un État et d’un peuple à définir leurs politiques agricoles et alimentaires, en priorisant les marchés locaux.
- Autosuffisance
- Capacité à couvrir la consommation nationale par la production intérieure — objectif plus étroit que la souveraineté.
Repères sénégalais
- Riz de la vallée du fleuve, mil et niébé du Bassin arachidier, horticulture des Niayes.
- Programmes successifs : GOANA, PRACAS, puis orientations de souveraineté dans l’agenda national.
- Rôle de la CEDEAO (TEC, stocks régionaux) et vulnérabilité aux crises (Ukraine, COVID).
Angles de dissertation
- La souveraineté alimentaire est-elle un projet agricole ou un projet de puissance ?
- Peut-on nourrir Dakar sans industrialiser l’agriculture ?
- Importer moins, est-ce forcément manger mieux ?
Pièges du jury
- Confondre souveraineté et autarcie : le Sénégal restera ouvert, l’enjeu est de négocier l’ouverture.
- Oublier le consommateur urbain : le prix du riz à Sandaga pèse autant que le rendement à Richard-Toll.
- Citer GOANA ou PRACAS sans dire ce qui a marché et ce qui a échoué.
Mini-plan
Accroche. Le Sénégal importe encore l’essentiel de son riz, aliment de base des villes.
Problématique. Comment construire une souveraineté alimentaire compatible avec l’ouverture économique et l’urgence climatique ?
I. Un impératif stratégique : dépendance, chocs de prix, cohésion sociale.
II. Les leviers : foncier, semences, irrigation, transformation, circuits courts.
III. Les limites : climat, urbanisation, habitudes alimentaires, règles commerciales.